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Méthode charges fixes / variables : une approche simple pour calculer le seuil de rentabilité hospitalier

Présentation réalisée par Nathalie L'Hostis le 17 avril 2025 lors du Deuxième Colloque national sur le contrôle de gestion hospitalier

Le diaporama complet est accessible ici au format pdf [+] ou en présentation interactive [+]

 

1) Introduction

Dans l’industrie, la distinction charges fixes / charges variables et le calcul du seuil de rentabilité font partie des fondamentaux du contrôle de gestion.

En établissements hospitaliers, publics ou privés, cette approche existe dans les pratiques mais reste peu formalisée dans les publications. Les méthodes portent sur des approches en coût direct et indirect, concepts utilisés dans  le retraitement comptable (RTC), l’Étude nationale des coûts (ENC) ou les modèles de coûts hospitaliers nationaux.

Le lien direct entre volume d’activité hospitalière, structure de charges et équilibre financier demeure peu mesurable, alors que les établissements de santé se caractérisent par une part majeure de leurs charges non pas variables mais fixes.

La présente contribution propose une transposition de cette lecture économique au champ hospitalier. La méthode s’appuie sur des données disponibles (balance comptable, VALID-RTC, volumes d’activité). Elle propose de calculer une marge sur coût variable, d’identifier un point mort hospitalier et de visualiser les effets de volume.

Elle a fait l'objet d'une intervention lors du second Colloque national dédié au contrôle de gestion hospitalier, qui a exposé la méthode, son cadre conceptuel et deux exemples chiffrés reproductibles.

Le document est accessible gratuitement en téléchargement en début d’article.

 

2) La démarche, des concepts à la mise en pratique

 

Une méthode de contrôle de gestion connue, peu décrite à l’hôpital

La distinction charges fixes / charges variables constitue un repère classique du pilotage économique. Dans les établissements de santé, son utilisation reste souvent implicite. La présentation propose une formalisation structurée adaptée au pilotage médico-économique hospitalier : étapes, hypothèses, cas d’usage et limites.

 

Un éclairage historique sur l’évolution des modèles de coûts hospitaliers

Une approche dans le temps montre que l’évolution des méthodes de coûts accompagne celle des organisations, marchandes ou non :

  • les premières comptabilités analytiques sont issues de l’industrialisation,

  • la distinction coûts directs / indirects puis fixes / variables apparait au XXᵉ siècle,

  • le développement de l'Activity Based Costing (ABC) a pour contexte la croissance des charges indirectes,

  • le secteur hospitalier se caractérise par une multiplication des modèles nationaux et des besoins de reporting à partir des années 1990

La complexité actuelle des organisations de santé renforce l’intérêt pour des outils lisibles reliant mesure économique et action managériale.

 

Une mise en œuvre à partir de données hospitalières existantes

La méthode fixes / variables / seuil de rentabilité repose sur trois éléments simples :

  • la balance des charges et des recettes ou VALID-RTC,

  • un typage des comptes en charges fixes ou variables,

  • une unité d’œuvre (séjours, actes, repas, séances…).

Ce socle permet de calculer une marge sur coût variable hospitalière et un seuil de rentabilité par activité.

 

Une adaptation au financement hospitalier avec l’intégration des recettes fixes

L’introduction des recettes fixes hospitalières (FIR, MIG, IFAQ…) constitue un point structurant. Cette intégration rend la modélisation cohérente avec le financement réel et permet d’identifier des effets de palier organisationnels.

 

Deux exemples chiffrés de calcul du seuil de rentabilité hospitalier

La présentation comprend deux cas complets :

  • un établissement à l’équilibre, illustrant la construction du point mort et sa représentation graphique ;

  • un établissement en déficit, montrant l’impact d’une hausse de charges (intérim, investissement, prestations) et le volume d’activité nécessaire pour atteindre l’équilibre.

Ces exemples détaillent les hypothèses et rendent la méthode directement reproductible.

 

Un outil de dialogue de gestion hospitalier et de pédagogie économique

La représentation graphique du seuil de rentabilité a de nombreux intérêts. Elle permet de visualiser :

  • le poids des charges fixes hospitalières,

  • la contribution du volume d’activité,

  • l’écart entre activité réalisée et activité cible.

Cette lecture facilite les échanges avec les équipes médicales et soignantes et soutient le dialogue de gestion hospitalier.

 

Des usages concrets pour le pilotage médico-économique

La méthode peut être utilisée pour :

  • estimer un volume d’activité cible par service,

  • analyser l’impact économique d’une évolution de charges,

  • éclairer un projet d’activité ou une réorganisation,

  • relier production de soins et appareil de production.

 

Un outil complémentaire des modèles nationaux de coûts hospitaliers

Le typage fixe / variable repose sur des arbitrages et la méthode se prête davantage aux activités avec volume identifiable. Elle constitue une lecture complémentaire du RTC et de l’ENC, orientée vers la compréhension rapide et le pilotage opérationnel.

 

3) Conclusion et perspectives

La méthode charges et recettes fixes / variables appliquée à un établissement hospitalier offre une lecture accessible du seuil de rentabilité hospitalier et du lien entre activité de soins et équilibre financier.

Son utilisation à partir de données existantes et l’appui sur des exemples chiffrés en font un support pertinent pour le contrôle de gestion hospitalier et le dialogue médico-économique.

Pour autant, des limites demeurent, ouvrant un champ d'expérimentations et d'adaptations nécessaires et intéressants pour le contrôle de gestion.

 

 

La troisième édition du Colloque national "Contrôle de gestion hospitalier" aura lieu les 2 et 3 avril 2026 à la Fondation Saint-Pierre (Palavas-les-Flots).

Le programme et les modalités sont décrits ici

Les inscriptions sont ouvertes et réalisables ici.

 

"Que faire pour avancer son RTC 2022 ? " : un mur virtuel ouvert à toutes et tous

"Que faire pour avancer son RTC 2022 ? " : un mur virtuel ouvert à toutes et tous

Contrôleurs de gestion, responsables financiers, directrices et directeurs, vous êtes nombreux et nombreuses à manifester votre intérêt à nos relais via les réseaux sociaux des publications de l’ATIH relative à la campagne pour le retraitement comptable (RTC) 2022. Sensibles à votre intérêt et la motivation soutenue, cela nous a donné des idées.

 

Nous avons donc décidé, dès le mois de janvier et au débotté, de créer un mur virtuel avec l’application 'padlet' ouvert à toutes et à tous.

 

Le principe ?

Identifier, par tranche de semaine calendaire, les étapes ou actions qu’il nous semble opportun de réaliser dans chaque établissement pour réaliser le retraitement comptable (RTC) de l’exercice 2022.

L’avantage ?

Anticiper, préparer, soutenir, être prêt ! Parce que ce chantier passe par de nombreuses étapes et est défié par le temps et les calendriers, son élaboration peut être envisagée comme une authentique conduite de projet.

Nous nous posons comme d’humbles serviteurs à la mise à disposition d’une « do-to-list » générale qui se fait en marchant.

 

En termes de modalités :

Les mur et contenus sont réalisés par Nathalie L'Hostis, directrice de Pilar et consultante formatrice en contrôle de gestion hospitalier
La mise à disposition est gratuite.

Elle repose sur la création d'une colonne par semaine calendaire avec les nouveautés, préconisations formulées par Pilar et découpage en grands chantiers pour le RTC :

  • applications et outils

  • paramétrage

  • découpage analytique

  • plan comptable et compte financier

  • unités d'œuvre et clés de répartition

  • contrôles et analyses

   Pour tout partage, nous vous savons gré de mentionner "mur virtuel collaboratif 'padlet' réalisé par Pilar".

 

Nous avons souhaité expliciter les principes de cette création :

  • Cette action de partage et de soutien s'inscrit dans la continuité, l'adéquation et le respect des outils et dispositifs réglementaires existants
  • Le principe de pragmatisme, de prudence, de respect et de partage professionnel, à but non lucratif, est un critère de cette initiative
  • Les aspects théoriques sont remis en perspective constante avec les objectifs à atteindre pour les établissements
  • La qualité des données à produire et la valorisation des résultats des établissements, respectivement à la réalité de leurs activité, sont des fils rouges
  • L'approche n'a pas vocation à être exhaustive et ne saurait se substituer ni prévaloir au cadre de la campagne pilotée par l'Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation (ATIH)
  • Nous avons aussi formulé une limitation de responsabilité. Ainsi, ce mur virtuel est consultable de façon anonyme et gratuite. L'Internaute utilise ce mur à ces seuls risques. En aucun cas, Pilar ne pourra être tenu responsable des dommages directs ou indirects, et notamment de préjudice méthodologique, matériel, perte de données ou de programmes, préjudice financier, résultant de l'accès ou de l'utilisation de ce mur virtuel.

 

Pour terminer, pour donner du positif, de la motivation et de la lumière, l’image de fond du mur virtuel est celle de la forêt de pins des Landes, département siège de Pilar.

 

Pour y accéder au mur virtuel, le lien est le suivant, qui peut être enregistré dans les favoris de votre navigateur : 

https://padlet.com/nathalielhostis1/aide-la-r-alisation-du-retraitement-comptable-rtc-2022-bwd8ni3wu7rhuz1w

 


Pilar est spécialisé en contrôle de gestion et comptabilité analytique hospitalière.

Nous avons contribué à la réalisation d’un guide inédit d’utilisation des données de coûts ENC / RTC des établissements hospitaliers pour l’ATIH.

 

Nous proposons des sessions de formations sur la thématique propre du retraitement comptable et des coûts :

« Réussir et utiliser le retraitement comptable », 2 jours

« Gérer le fichier commun de structure (FICOM) et les nomenclatures analytiques », 2 jours

« Analyser le retraitement comptable et identifier des axes d’amélioration économique », 1 jour

 

Pratiquant le dispositif du RTC depuis de très nombreuses années et sachant son importance tant en interne que dans le cadre des évaluations nationales et des relations avec les ARS, nous avons construit une offre dédiée et personnalisée. Notre offre d'accompagnement porte sur l'élaboration pour tout ou partie du retraitement comptable pour tout établissement hospitalier public ou privé à but non lucratif.

 

Combien coûte une journée d'hospitalisation en France ?

 
Les Retraitements Comptables (RTC) sont une méthode de comptabilité analytique utilisée dans le milieu hospitalier français.
Réalisés annuellement, ils sont obligatoires et pilotés par l’Agence Technique de l'Information Hospitalière (ATIH) auprès de tous les établissements hospitaliers publics et privés à but non lucratif.
Ils servent notamment à déterminer des coûts moyens par unité d’oeuvre et existent depuis une vingtaine d’années.
L’objectif de ce dispositif est à la fois réglementaire (chaque établissement doit déclarer ses coûts) et collaboratif (des référentiels, c’est-à-dire des coûts moyens nationaux par unité d’œuvre, sont mis à disposition de tous).
 
Le diaporama ci-joint, spécialement conçu par Pilar, reprend les principes méthodologques appliqués pour calculer ces coûts journaliers et par unité d'oeuvre logistique, puis présente de possibles facteurs d'explication des montants.
 
 
Pour accéder à notre infographie, cliquer ici [+]
 
 
Sources : 
 
Pour votre information, nous avons réalisé grâcieusement cette étude, dans une optique de partage et de valorisation de nos savoir-faire et de nos activités.
Nous proposons également deux programme de formation sur ce sujet
"Analyser les Retraitements Comptables (RTC) et identifier des axes d'amélioration économiques", détaillé ici [+].
"Réaliser et utiliser les Retraitements Comptables (RTC)", détaillé ici [+].
 
Ils sont réalisables sur site, chez vous, quand vous le souhaitez, à vos dates.
 
Pour plus d'information, nous vous invitons à nous contacter par téléphone (33.(0)1.73.02.34.30) ou par mail contact@pilar-institute.com.
Coûts par séjour de l'ENC en 2014

Les coûts par séjour de l'ENC en 2014

Les Etudes Nationales de Coûts hospitaliers (ENC) françaises sont des enquêtes annuelles pilotées par l’Agence Technique de l'Information Hospitalière (ATIH) auprès d’établissements hospitaliers volontaires, afin de déterminer des coûts moyens par séjour.

Elles existent depuis une vingtaine d’années et reposent sur la classification des séjours au travers du PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information).

L’objectif de ces études, déclinées par discipline, est de produire des référentiels de coûts, pour de multiples usages (comparaison, tarification, classification etc...).

L'ATIH met à disposition l'ensemble de ces informations, ce qui rend ces bases à la fois très utiles et riches d'enseignements.

Le diaporama ci-joint, spécialement conçu par Pilar, reprend les principes méthodologques appliqués pour calculer ces coûts par séjour, puis présente les grands résultats par type de dépenses et de possibles facteurs d'explication des montants par spécialité médicale.

4 exemples de séjours précis (accouchement, appendicectomie, endoprothèses vasculaires et transplantation rénale) sont par ailleurs proposés.

 

Pour accéder à notre infographie, cliquer ici [+]

 

Sources : 

www.atih.sante.fr

 

Pour votre information, nous avons réalisé grâcieusement cette étude, dans une optique de partage et de valorisation de nos savoir-faire et de nos activités.

Nous proposons également un programme de formation court (2 journées) sur le sujet "Calculer et utiliser les coûts par séjour avec l'Etude Nationale des Coûts (ENC)", détaillé ici [+]. Il est réalisable sur site, chez vous, quand vous le souhaitez, à vos dates.

Pour plus d'information, nous vous invitons à nous contacter par téléphone (33.(0)1.73.02.34.30) ou par mail contact@pilar-institute.com.

Indicateurs de contrôle - et de secours ! - pour comptabilité analytique hospitalière et RTC

Indicateurs de contrôle - et de secours ! - pour comptabilité analytique hospitalière et RTC

 
Méthode posée comme indispensable depuis de nombreuses années par les tutelles et politiques hospitaliers, la comptabilité analytique fait l’objet d’un reporting réglementaire particulier en France. Si certaines informations analytiques sont à déclarer par tous les établissements publics de santé une fois par an au Ministère, avec contrôle des Agences Régionales de Santé et utilisation des fichiers et plateformes informatiques de l’Agence nationale Technique de l’Information Hospitalière (ATIH), elles n’en restent pas moins complexes à recueillir et à traiter.
 
(Une liste des abréviations utilisées est fournie en fin de document.)
 
Au premier rang de ces déclarations annuelles obligatoires se trouvent les Retraitements Comptables (RTC), anciennement nommés Compte Administratif Retraité (CAR). J’avais à peine 25 ans quand j’ai travaillé sur mon premier « CAR », à l’aube des années 2000. Autant dire que je me consacre depuis un temps certain à cet outil, que je trouve très intéressant pour identifier de premières estimations des coûts des établissements.
 
Las ! la méthode s’est largement complexifiée dans le temps (le fichier excel actuel ne compte pas moins d’une vingtaine d’onglets à renseigner ou à contrôler !). Je constate souvent une absence d’approche globale (et politique …) des résultats péniblement produits, une anxiété et une tension de nombreux contrôleurs de gestion ou attachés chargés de produire ces documents, tous les ans à la même époque, et - surprenante mais très répandue - une quasi absence d’analyse approfondie, circonstanciée et retraitée à des fins de compréhension et d’un authentique pilotage pour les responsables et les décideurs hospitaliers de son établissement.
 
C’est pourquoi, fruit de nombreuses analyses et de mises en pratique, cet article propose une petite série d’indicateurs, qui permet de contrôler en partie la qualité des résultats produits (d’un point de vue « de la vraie vie » et non pas simplement « mathématique », les résultats pouvant être justes de ce côté mais tout à fait incorrects au regard des activités et des indicateurs économiques et financiers de l’hôpital). Elle vise aussi à apporter rapidement et synthétiquement, de premières estimations de coûts, dans une vision non plus seulement économique mais surtout managériale.
 
 
 

Quelques rappels méthodologiques sur les retraitements comptables

(et la comptabilité analytique en général)

 
La formatrice et chargée d’enseignement que je suis entame toujours ses cours et sessions en comptabilité analytique hospitalière par un rappel des concepts fondamentaux en la matière, valables quel que soit le secteur social ou économique que l’on étudie.
 
Deux premières dimensions, presque physiques, sont d’abord à déterminer, et seront un puissant fil conducteur tout au long du processus analytique :
 
1ère dimension : quel est l’objet de coût ?
Le calcul porte-t-il sur les séjours ? sur les repas ? sur l’hôpital dans son ensemble ?
Dans le cas des retraitements comptables, l’objet de coût porte sur les activités sanitaires de l’établissement. Autrement dit, le but est de calculer le coût des sections d’hospitalisation de court séjour, de rééducation et réadaptation, de psychiatrie, d’Hospitalisation A Domicile, des actes externes, et des Missions d’Intérêt Général. La terminologie que je choisis ici n’est pas tout à fait la même que celle du guide, mais c’est pour mieux faire comprendre que l’on cherche à calculer dans le RTC, in fine, le coût des seuls services « cœur de métier » de l’hôpital (et effectivement, en l’occurrence, sont concernés les secteurs d’hospitalisation, de réalisation d’actes externes et des missions de santé publique et d’intérêt général). Dans la terminologie du RTC, ces services sont appelés « Fonctions Cliniques Principales/Défintives ».
 
 
2ème dimension : quel est le périmètre du coût ?
Plusieurs niveaux de coût peuvent être étudiés : coût d’approvisionnement; de façon plus large coût de production; encore plus globalement, coût de revient complet sur toute une année. Ainsi, le périmètre de coût représente l’ensemble des charges que l’on choisit de prendre en compte pour la détermination du coût.
Dans le cas des retraitements comptables, le périmètre de coût porte sur les seules activités du budget principal (on ne prend pas en compte, par exemple, les écoles de formation, les structures de long séjour ou les services médico-sociaux) sur un exercice entier (du 1er janvier N au 31 décembre N).
 
 
 
 
Outre ces dimensions fondamentales, qui auront un impact sur l’ensemble du processus de traitement et de calcul, il convient de rappeler les différents types de coûts possibles, car la méthodologie des retraitements comptables repose sur des choix précis.
 
Les types de rattachement de charges, et donc de coûts :
 
4 grands types de coût peuvent être calculés (les choix sur les uns pouvant s’ajouter à d’autres) :
 
 
 
 
En quelques mots :
 
Les charges directes sont affectables - et le mot-clé est le suivant - « sans ambigüité » à l’objet de coût.
Alors que les charges indirectes sont des dépenses qui sont consommées par plusieurs objets de coût. Elles sont alors réparties au moyen d’unités d’œuvre.
 
Les charges variables évoluent à due proportion des volumes d’activité. Elles peuvent être représentées par une fonction linéaire. 
Alors que les charges fixes ne sont pas sensibles aux variations d’activités, jusqu’à un certain point. C’est pour cela que l’on dit qu’elles évoluent par palier.
 
Les coûts partiels sont calculés à partir de certaines charges, de quelque nature que ce soit.
Alors que les coûts complets prennent en compte la totalité des dépenses telles qu’évaluées au travers du compte de résultat principal.
 
Les coûts standards sont calculés avec des données et des informations de type prévisionnel ou reposant sur des hypothèses et des scénarios. Ces données, de par leur nature « hypothétique » ne sont en général pas disponibles dans le système d’information.
Alors que les coûts réels sont l’exact reflet des dépenses et des unités d’œuvre enregistrées et requêtables dans les applications de l’établissement.
 
 
Si ces notions sont communes à tout système de comptabilité analytique, quel que soit le secteur d’activité ou l’entreprise, les Retraitements Comptables reposent, eux, sur des choix bien clairs : il s’agit de calculer in fine le coût complet des objets de coût « Fonctions cliniques principales », en distinguant les charges directes et les charges indirectes, et à partir des données réelles historiques (on travaille en général sur l’exercice N-1) contenues dans les systèmes d’information des établissements publics :
 
 

 

Les indicateurs de contrôle

Les prochains acronymes risquent d’effrayer et de rebuter tout professionnel qui n’utilise ni ne produit ce document, mais l’expérience m’a montré que le calcul et les précautions suivantes redonnent confiance et matière à contrôle pour les personnes qui réalisent les retraitements comptables.
 
1er contrôle : l’évolution des dépenses, par compte, d’un exercice à l’autre
Le fichier excel des retraitements comptables contient un onglet très important, nommé en 2014 « Charges et produits CRP ». Il repose sur la saisie des informations du compte financier lui-même, et tel qu’il a été validé à la clôture comptable. Un grand nombre de contrôles se fait à partir des informations saisies à cette étape.
Si les montants intermédiaires et totaux sont aisément contrôlables avec les documents des comptes financiers, il convient, pour la qualité des données produites et pour le « réalisme » des indicateurs qui seront produits par la suite, de contrôler, compte par compte, les variations entre l’exercice N et l’exercice N-1.
Nous recommandons d’analyser et de comprendre toutes les variations supérieures à + 10 % ou inférieures à – 10 %, ainsi que les faibles montants. Ces éléments peuvent ainsi mettre en évidence des erreurs de saisie ou d’affectation.
 
2nd contrôle : la cohérence des effectifs déclarés en personnel
Les services financiers, de contrôle de gestion ou des ressources humaines ne font parfois pas de lien entre deux chantiers pourtant réglementaires et à déclaration obligatoire, que sont la Statistique Annuelle des Etablissements (SAE) (en général à produire au 1er trimestre), et les retraitements comptables (transmis, eux, à l’été). Or, tous les deux contiennent les effectifs en personnel, par section et par profil. Des rapprochements et des contrôles de cohérence sont donc à mener, les effectifs déclarés dans l’une devant être équivalents avec ceux saisis dans les autres.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai remarqué à de très nombreuses reprises que ce contrôle n’est pas réalisé, alors même que SAE et retraitements comptables sont utilisés par leurs destinataires – les tutelles – qui peuvent alors mettre en question les résultats transmis.
 
3ème contrôle : le taux d’exhaustivité des unités d’œuvre
Afin de répartir les charges indirectes (comme la logistique médicale, la restauration, la blanchisserie etc…), des clés de répartition, appelées unités d’œuvre sont à utiliser. Leur format et leur périmètre sont décrits, et elles ont un impact direct sur le montant du coût de certaines activités.
Par exemple, pour calculer le coût d’un repas, les Retraitements Comptables amènent à identifier les charges directes affectables sans ambigüité à l’activité de la restauration. Ce montant en € sera alors ensuite divisé par le nombre de repas déclaré. Or, si ce dernier ne recueille pas l’ensemble des repas effectivement et réellement produits, le coût de l’unité d’œuvre, mathématiquement et mécaniquement, va être plus important que la réalité.
L’exhaustivité des unités d’œuvre produites est donc un critère déterminant directement susceptible d’améliorer le coût des activités réalisées.
Bien entendu, la complétude de ce recueil est très dépendant des systèmes d’information des établissements et des pratiques de saisie. Cependant, des recoupements sont possibles pour estimer cette exhaustivité, notamment avec la SAE (encore une fois…), en calculant les variations du nombre d’unités d’œuvre d’un exercice à l’autre (toute diminution doit attirer l’attention), et le coût des unités d’œuvre en tant que tel.
A ce dernier titre, j’affectionne tout particulièrement le «Coût moyen par ETP » (c’est-à-dire l’ensemble des charges de personnel, rapporté aux effectifs), que l’on peut comparer aux coûts moyens par grade ou par profil, généralement connus et suivis par les services des ressources humaines. Si cette démarche peut « heurter » le lecteur légitimement soucieux de la qualité des soins, j’ajoute que je ne suis pas dans le jugement de valeur mais bien dans la recherche d’éventuelles erreurs. L’expérience montre que l’on a parfois des surprises avec des coûts très hauts … ou très bas, ce qui peut biaiser d’autant les évaluations externes, et à terme les justifications de ressources, de l’établissement. Et là, çà devient alors un vrai problème de qualité des soins …
 
4ème contrôle : le recoupement sur les activités subsidiaires
L’un des axes de valorisation, y compris économique et financier, des ressources des établissements réside dans la claire identification de ses missions d’intérêt général. Ces dernières sont tout à fait transposables à une partie des « Politiques nationales » déclarées dans la SAE (encore encore une fois…). En d’autres termes, si une des politiques nationales est déclarée dans la SAE, les Retraitements Comptables doivent logiquement dédier une section d’analyse pour chacune d’elles, et identifier des charges à leur endroit (et notamment si des effectifs ont été saisis dans la SAE).
 
 

Les indicateurs d’analyse

Parce qu’il n’est pas toujours facile, souvent après plusieurs semaines de traitements, de calculs, de saisie et de recherche, de se faire une idée synthétique des résultats produits, avant toute transmission, et par la suite pour une présentation plus managériale des résultats analytiques, voici quelques indicateurs dont le calcul est conseillé et fait suite, à nouveau, à une longue pratique de notre part :
 
 
 
Même si l’élaboration de ce chantier analytique réglementaire reste lourde et parfois difficile, je reste convaincue de l’utilité et de la pédagogie de cet outil, et utilise régulièrement, en conseil et en formation, toutes les indications ici apportées.
Bonne chance !
 
 
Abréviations
 
ATIH     Agence Technique de l’Information Hospitalière
CAR      Compte Administratif Retraité
CRP      Compte de Résultat Principal
DIM      Département d’Information Médicale
DMS     Durée Moyenne de Séjour
ETP      Equivalent Temps Plein
HAD     Hospitalisation A Domicile       
MCO     Médecine Chirurgie Obstétrique
MIG      Mission d’Intérêt Général
RTC      Retraitements Comptables
SA        Section d’Analyse
SSR      Soins de Suite et de Réadaptation
 
 
Documentation
 
Ministère des Affaires sociales et de la Santé, « Comptabilité analytique hospitalière »
 
Agence Technique de l’Information Hospitalière, « Information sur les coûts »
 
 
 
Pilar vous offre de pouvoir télécharger ce post (au format pdf) en cliquant ici [+]
 
 
 
Pilar est spécialisée dans la formation, le conseil et le recrutement en contrôle de gestion et aide au pilotage hospitalier. Nos programmes sont spécialement conçus pour vous accompagner sur ces sujets.
 
Nous vous recommandons particulièrement dans cette optique, en lien avec ce post, nos programmes suivants :
"Réaliser et utiliser les Retraitements Comptables (RTC)"  [+]
"Connaître les différentes comptabilités analytiques hospitalières"  [+]
"Réaliser et utiliser la Statistique Annuelle des Etablissements de santé (SAE) »  [+]
 
 
 
 
Posté le 13 mai 2016 par Nathalie L'Hostis

Pour un modèle économique performant des Centres de Santé

Cet article a été publié dans le septième numéro de la revue spécialisée " Echos de la gestion hospitalière », édité en février 2016 par la Société de Gestion Hospitalière Tunisienne.
 
Pour plus de renseignements et commander ce numéro, cliquer ici  : [+]
 
 
La France possède un système de santé performant permettant un accès universel aux soins, qui fait que la quasi-totalité de la population française habite à moins de 15 minutes d’un médecin généraliste, d’un infirmier et d’un masseur-kinésithérapeute (1). Paradoxalement, la France fait partie des pays d’Europe où les écarts d’accessibilité aux soins sont les plus élevés.
 
Cet écart d’accessibilité est expliqué par des disparités d’accès aux soins en fonction du territoire pour les spécialités médicales et en fonction de la catégorie sociale qui peut entrainer un refus de soins des individus pour raisons financières.
 
Cette fragilisation de l’offre de soins et particulièrement celle des soins de 1er recours a été accentuée par la désaffection croissante pour l’exercice libéral isolé chez les professionnels de santé (médecins, dentistes, infirmiers…).
 
 

Pourquoi s’intéresser aux centres de santé organisés sous forme d’exercice groupé ou collectif ?

C’est dans ce contexte de réflexion autour des soins primaires que les formes d’exercice groupé ou collectif s’imposent comme les éléments principaux d’un ensemble de solutions à déployer pour remédier à cette problématique profonde.
 
Ce mode d’exercice groupé est représenté par deux principaux types de structures qui sont les maisons et les centres de santé. Le présent article s’attache à ces derniers car ils ont été l’objet d’un travail de mémoire réalisé par le Dr Youssef Ernez à HEC Paris, sous la direction de Nathalie L’Hostis. Le titre orignal de cette recherche soutenue en juillet 2015 fut : « Les structures d’exercice collectif et pluriprofessionnel. Quel modèle économique préconiser pour assurer la viabilité ? Cas particulier des centres de santé ».
 
Les centres de santé constituent la forme la plus ancienne de l’exercice collectif et peuvent donc être considérés comme les pionniers de ce type d’organisation car leur existence date du XIXème siècle. Au nombre de 1 220 (2) en France, ces structures sanitaires de proximité offrent des soins de premiers recours et des actions d’éducation thérapeutiques et d’intérêt général. Ils sont crées et gérés par des organismes tels que les associations, mutuelles, mairies, communes…qui emploient un personnel exclusivement salarié. Leur avantage « concurrentiel », qui les distingue des maisons de santé, réside dans la pratique de l’avance de frais et de tarifs maitrisés (secteur 1) qui sont les éléments principaux de leur identité.
 
En favorisant l’accessibilité financière et géographique à l’offre de soins primaires, les centres de santé occupent une place importante dans le Système de Santé Français qui a été confirmée à plusieurs reprises aux plus hauts niveaux de l’Etat. En effet, la Ministre de la Santé Marisol Touraine a affirmé en Février 2013 et Février 2014: « J’ai la conviction que les centres de santé sont l’une des réponses. Mon objectif est de déployer les actions confortant la place des centres de santé dans l’offre de soins ».
 
Financés presque exclusivement par l’Assurance-Maladie à travers le remboursement des actes dispensés par leur personnel, les centres de santé sont caractérisés par une fragilité financière qui, en l’absence d’actions concrètes et rapides, rend le risque de leur disparition réel.
 
 

Une méthodologie fondée sur l’analyse de la performance économique réelle d’un échantillon de centres de santé

C’est cette problématique financière qui nous a amené à rédiger un mémoire sur les structures d’exercice groupé et à mettre l’accent sur les centres de santé.
En effet, nous avons essayé, à travers ces travaux, d’approfondir la réflexion déjà initiée par différentes études sur le modèle économique des centres de santé décrit comme fragile.  
 
Afin de répondre à cette problématique, nous avons commencé par un rappel de la notion de soins primaires puis un inventaire de l’offre de soins en France pour ainsi évaluer le poids du mode d’exercice collectif en France.
 
Nous nous sommes penchés par la suite sur la définition des centres et maisons de santé et une description détaillée de leur mode de fonctionnement.
 
Au delà de ces aspects théoriques, nous avons porté une attention particulière à l’analyse pratique du modèle économique des centres de santé à travers l’étude de plus de 170 rapports d’activités et de 23 comptes de résultat de structures répartis sur le territoire Français.
 
 

Des résultats majoritairement déficitaires, tant en raison des charges que des recettes et de l’organisation

Nous apprenons à travers l’analyse de ces données, que sur un échantillon homogène de 118 centres, les recettes de ces centres varient entre 77 286 et  14 034 059 euros.
 
Par rapport aux résultats financiers de ces centres (Recettes – Dépenses), nous constatons que 73 de ces structures sur un total de 118 sont déficitaires (61%) avec un déficit qui varie entre - 12 euros (0,001 % des recettes) et - 2 010 000 euros (18% des recettes) !
 
Les résultats négatifs de ces centres nous ont interpellés et ont justifié pleinement l’intérêt d’étudier de plus prés le modèle économique de ces centres. Ainsi nous avons procédé, dans un premier temps, à une analyse de l’organisation de l’activité de ces centres pour essayer de comprendre leur gestion des ressources (ratio superficie/ETP, ETP dentistes/ Fauteuil dentaire, Nombre de praticiens/ETP : turn-over, Personnel Administratif / Professionnels de santé) et identifier les facteurs aboutissant à ce déficit puis dans un deuxième temps, nous avons effectué une analyse approfondie de leur structure d’exploitation pour ainsi voir la cohérence entre les dépenses et les recettes, mettre en évidence les facteurs à l’origine de ces résultats négatifs et identifier les leviers qui permettront une amélioration de la situation.
 
Ainsi, nous apprenons que les charges élevées au niveau de ces centres sont constituées de charges salariales à raison de 70% à 80% et que ces charges ne sont pas couvertes par les ressources qui sont très insuffisantes de par la faiblesse des prix pratiqués (secteur 1) et le manque de subventions constantes et importantes. Ces contraintes concernent la plupart des centres. Elles sont à l’origine de cette situation économique ardue et laisse à penser que l’avenir de certains est « incertain ».

 

Des axes d’amélioration possibles, par des mesures opérationnelles et des actions stratégiques

Pourtant, certains centres mutualistes présentent une situation équilibrée voire excédentaire et sont la preuve que malgré les difficultés rencontrées par ce modèle, l’équilibre est atteignable avec la mise en place de certaines bonnes pratiques composées à la fois de leviers opérationnels et d’autres stratégiques.
 
Parmi les leviers opérationnels identifiés nous citerons:
- L’élargissement des horaires d'ouverture
- L’augmentation du taux d’occupation des cabinets et du taux de remplissage des plannings
- La délégation de tâches pour dégager plus de disponibilité aux médecins sur des actes à valeur ajoutée
- L'amélioration du coût du tiers payant et de la gestion des factures
 
Concernant les recommandations stratégiques, nous citerons:
- L’amélioration de la communication vers le grand public
- Le changement de modèle de management des ressources humaines (rémunération de la productivité)
- Un pilotage plus approfondi de l’activité avec l’utilisation d’outils simples et très efficaces comme les tableaux de bord, la réalisation d’un diagnostic territorial (analyse de l’offre et de la demande en soins) et l’utilisation d’un prototype économique (Business Plan) avant tout projet de création d’un nouveau centre
- L’application de la méthode du Balanced ScoreCard Review
 
L’application de ce type de recommandations devrait permettre l’amélioration de la situation des centres déficitaires et la consolidation de celle des centres bénéficiaires.
 

 

Un nécessaire soutien de la part des tutelles et des mécanismes de régulation

 
Les leviers économiques proposés ne suffiront certes pas à répondre de manière efficace et durable à la problématique profonde de l’incohérence entre les dépenses et les recettes. En effet, la nécessité de réduire les dépenses en contenant la rémunération des médecins, et l’augmentation du chiffre d’affaires à travers la  hausse de la productivité de ces derniers, ne peut que fragiliser l’organisation des centres à plus long terme et entrainera à la longue le désengagement des médecins qui préféreront partir vers d’autres structures comme les maisons de santé.
 
Les recommandations émises dans ce mémoire doivent ainsi être complétées par des efforts importants des autorités de tutelles dans une logique de participation plus active à la pérennité du modèle économique de ces structures.
 
C’est dans ce contexte que des solutions telles que la réduction des charges salariales, l’augmentation des subventions et la revalorisation des actes… peuvent apporter une marge de manœuvre à ces structures. Cette marge de manœuvre donnera aux centres de santé les moyens nécessaires pour continuer à innover et à s’adapter aux besoins de la population.
 
Par ailleurs ces recommandations doivent être portées par des équipes de management qualifiées et dotées des outils nécessaires.
 
C’est dans ce contexte que les Agences Régionales de Santé se sont engagées en 2012 (3) au côté des gestionnaires des centres pour les accompagner dans l’optimisation de leurs organisations et les modalités de fonctionnement de leurs structures à travers le mise à disposition d’outils de gestion et de management. 
 
Enfin, pour généraliser le déploiement de ces solutions il est nécessaire de se doter d’un organisme unificateur à l’échelle nationale.
 
 
 
C’est en consolidant la situation économique de ces structures et en les développant à plus grande échelle que nous pourrons faire progresser leur poids au niveau de l’offre de soins nationale comme cela est le cas dans les autres pays européens : scandinave et anglo-saxons.
 
Les premières expériences en matière de soins de santé de premier recours, qui ont commencé depuis plusieurs années, sont arrivées à la conclusion que les structures d’exercice collectif sont la meilleure réponse aux attentes exprimées par les patients d’une part et celles des praticiens qui développent une crainte de l’isolement, particulièrement dans les zones rurales et souhaitent pratiquer une médecine coordonnée et partagée avec d’autres professionnels dans le cadre de structures d’exercice collectif. C’est dans ce sens que la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF), par la voix de son président le docteur Michel Chassang, considère qu’ « un médecin sur deux est isolé dans son cabinet. Cet isolement n’est ni bon pour lui, ni pour les patients qui font souvent des kilomètres pour se soigner […] Il faut inventer un modèle économique. Le médecin responsable du cabinet doit devenir un chef d’entreprise. La médecine de ville doit passer du stade artisanal au stade entrepreneurial ».
 
(1) INSEE. Offre de soins de premiers recours : proximité ne rime pas toujours avec accessibilité. 2012.
(2) IGAS. Les centres de santé : Situation économique et place dans l’offre de soins de demain. Juillet 2013.
(3) ARS. Accompagnement des centres de sante, dans l’amélioration de leur organisation et de leur viabilité économique. Octobre 2012.
 
Article co-écrit par :
Dr Youssef ERNEZ, Diplômé de la Faculté de Pharmacie de Monastir et d’HEC Paris
Nathalie NARP- L’HOSTIS, Directrice / CEO Pilar
 
Posté le 7 mars 2016
 
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Les consultations médicales en France [Infographie Pilar]

Le saviez-vous ? Le premier poste de remboursement de l'Assurance-Maladie est consacré aux soins de ville, avec près de 80 milliards d'euros et 45 % de l'Objectif National des Dépenses d'Assurance-Maladie (ONDAM) en 2013.

Les établissements publics de santé, bien qu'ayant une mission première d'hospitalisation, réalisent aussi une part importante de leur activité de façon externe et "ambulatoire". Par exemple, 40 millions de consultations médicales externes y ont été déclarées en 2013 (source : Statistique Annuelle des Etablissements (SAE). Or, dans nos missions d'accompagnement (particulièrement celles relatives à la comptabilité analytique et aux analyses de coûts), nous constatons régulièrement que l'activité réalisée pour les patients externes contribuent à dégrader les résultats économiques de ces structures. Il n’est pas rare de les voir expliquer 30 à 50 % du déficit de certains centres.

Face à l'ampleur du phénomène, nous avons jugé utile de donner quelques repères autour de ces actes. Aussi parce que nous pensons que l'avenir est déjà là : celui d'une médecine à la fois humaniste et experte, organisée autour de compétences et de plateaux techniques pointus, mais aussi fortement ambulatoire au sens le plus premier du terme (i.e le patient entre et sort dans la journée). Chronicisation des pathologies, allongement et fractionnement des prises en charge, augmentation de la population en partie liée à la croissance de la durée de vie : la question de l'organisation et de l'équillibre économique de ces activités se pose chaque jour un peu plus aux établissements hospitaliers.

Convaincus que les tensions économiques ne sont pas pas inéluctables, en premier lieu, parce qu’elles sont expliquées par des structures de coûts tout à fait particulières et identifiables, Pilar aide les établissements à poser les diagnostics économiques appropriés et à identifier des solutions d’amélioration atteignables.

Nous proposons également un programme de formation court (1 journée) et exclusif sur ce sujet "Evaluer et optimiser le coût des actes des patients externes", détaillé ici [+]. Il est réalisable sur site, chez vous, à vos dates.

Pour plus d'information, nous vous invitons à nous contacter par téléphone (33.(0)1.73.02.34.30) ou par mail contact@pilar-institute.com.

 

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